jeudi 23 mars 2017

DANNY VARANNE : “J’AI CRÉÉ DEUX NUMÉROS UNIQUES AU MONDE, QUI SERONT JOUÉS POUR LA PREMIÈRE FOIS À TOULOUSE”

Du 31 mars au 9 avril, le Cirque Infernal pose ses valises à Toulouse, seule ville de France où le spectacle aura lieu ! Exit les numéros de clowns et de dompteurs de lions, ce cirque-là est unique en son genre. Toulouscope est parti à la rencontre de son organisateur et artiste, Danny Varanne, pour lui en demander un peu plus sur ce spectacle de l’extrême.
Bonjour Danny ! Le Cirque Infernal, c’est bien mystérieux comme nom. Est-ce que tu peux nous dire en quoi consiste ce spectacle ?
C’est un cirque totalement contemporain, on n’a pas d’animaux, pas de clowns ni de “Monsieur Loyal”. A la place, on a des Trompe-la-mort, et c’est autour de ces personnages que se construit le spectacle.
Qu’est-ce que c’est un Trompe-la-mort ?
C’est une vieille expression pour désigner les artistes qui font des numéros très risqué, qui défient la mort en quelque sorte. Ce genre de numéro est très ancien et remonte à la Grèce Antique. Dans ce spectacle, on va raconter une histoire, celle d’un funambule qui commence son numéro mais qui fait une chute mortelle. Il se retrouve face à la mort et va conclure un deal avec elle : le faire retourner dans le monde des vivants pour qu’il puisse prouver qu’il est un véritable Trompe-la-mort.
Comment t’es venu l’idée de ce spectacle original ?
J’ai imaginé ce spectacle en 1998, alors que j’étais en tournée en Chine avec mon frère. On passait notre temps dans des hôtels, et comme on n’avait pas internet à l’époque, je me suis mis à penser à un spectacle qui n’avait jamais été fait encore. J’ai beaucoup été inspiré par les opéras chinois de rue, c’étaient des familles de comédiens avec des costumes très colorés, des décors peints à la main. A partir de là, j’ai commencé à imaginer tout le spectacle, et avec Rudy Spiessert, mon cousin et dessinateur, on a esquissé les différents numéros qu’il a refait ensuite sur ordinateur.
1998 ça date un peu… Comment ça se fait que le spectacle ne soit réalisé que maintenant ?
A l’époque, quand j’ai cherché un producteur pour mon spectacle, aucun n’a voulu le produire. Je pense que c’était un peu trop underground, et j’étais jeune, je n’avais pas d’expérience en tant que producteur. J’ai donc laissé tomber, mais l’idée a été déposée pour que personne ne la reprenne. A côté de ça, mon spectacle à moto fonctionnait bien donc je me suis lancé à fond dedans. Finalement, il y a cinq ans, ma manager m’annonce qu’un casino en Afrique du Sud est intéressé par le concept du spectacle. Mais avant de faire une représentation chez eux, ils voulaient qu’on en fasse quelques unes pour voir si ça valait le coup pour eux. On a commencé le travail il y a deux ans, et c’est comme ça qu’on a lancé le Cirque Infernal.
Pourquoi avoir choisi la ville de Toulouse pour le spectacle ?
On a étudié plusieurs grandes villes françaises, mais aucune n’a voulu nous accueillir ! A Toulouse, c’est l’adjointe, Marthe Marty, qui s’occupe de l’accueil des cirques, qui a accepté qu’on investisse le parking du Zénith. On est une compagnie, c’est un spectacle culturel qu’on propose.
Comment as-tu recruté les différents artistes ?
Dans le spectacle, il y avait des rôles à combler : funambule, motards, jongleurs… J’ai donc recherché les artistes, homme ou femme, par catégories, et je me suis servi du bouche-à-oreille. Il me fallait des artistes professionnels, performants et polyvalents. Louise Deville par exemple, c’est une artiste burlesque américaine mais elle s’occupe aussi des costumes féminins du spectacle. Varanella, elle, est une spécialiste des tissus aériens, alors que dans le Cirque Infernal, elle se retrouve en dompteuse de motards, elle doit incarner un personnage qu’elle n’a pas l’habitude de faire.
Est-ce que le Cirque Infernal produit aujourd’hui correspond à ce que tu avais imaginé en 1998 ?
Dans les grandes lignes oui mais évidemment certains numéros ont dû être revus, supprimés ou créés. J’avais imaginé un numéro de lanceur de couteaux, mais je n’ai pas trouvé d’artistes assez habiles par rapport à ce que je voulais faire. J’ai aussi créé de nouveaux numéros, dont deux uniques au monde, qui seront joués pour la première fois à Toulouse.
Tu peux nous parler un peu de ces deux numéros ?
Bien sûr ! Il y a tout d’abord Le mur de la mort, qu’on a créé il y a trois ans. Ce sont des motards qui évoluent dans un cylindre transparent juste au dessus du public. Et  La poste hongroise, un très ancien numéro qui se fait normalement à cheval, mais nous on va le faire avec des motos ! C’est très dangereux à exécuter : un artiste va chevaucher deux motos, pendant que d’autres passeront en dessous. Ça n’a jamais été fait nulle part dans le monde.
Un dernier mot pour donner envie aux gens de venir ?
Je dirais aux gens qu’ils doivent venir en famille, c’est un spectacle qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Ce ne sont pas seulement des numéros, il y a une véritable histoire. Les artistes sont de vrais professionnels dans leur discipline, que ce soient les trapézistes, les funambules, les jongleurs… Les costumes sont originaux, la musique est géniale, bref, il faut venir !
Merci à Danny Varanne d’avoir répondu à nos questions, et à très vite pour le Cirque Infernal ! Et n’oublie pas, le spectacle a lieu du vendredi 31 mars au dimanche 9 avril 2017 sous le chapiteau du parking sud du Zénith. Toutes les infos ICI